Awa Marie Coll-Seck

Awa Marie Coll-Seck
Ministre sénégalaise de la Santé

  • Dagfinn HøybråtenDagfinn Høybråten
    Président du Conseil d’administration
    de GAVI Alliance
     
 
Lundi
20 janvier
2014

Tous deux avons déjà eu le privilège d’occuper pendant de nombreuses années un poste de ministre d’État. Bien que nous soyons originaires de différentes parties du monde (le Sénégal pour l’un, la Norvège pour l’autre), nous partageons cette même conviction selon laquelle un bon gouvernement peut accomplir de grandes choses.

Un bon gouvernement doit pouvoir soulever des populations entières. Il doit pouvoir aider les personnes les plus démunies. Il doit contribuer à protéger la vie des innocents. Il doit permettre à tous de bénéficier d’avancées technologiques remarquables. Ce qu’il ne peut faire en revanche : résoudre à lui seul les problèmes auxquels le monde est confronté. Il doit travailler de concert avec d’autres acteurs.

Un gouvernement doit en particulier travailler avec le secteur privé. Les entreprises savent mobiliser le public en apportant des solutions et en appliquant leur savoir-faire face à tous types de problèmes.

Nous espérons pouvoir inciter tous les dirigeants d’entreprises qui seront réunis à Davos, en Suisse, lors du Forum économique mondial, à réfléchir de manière plus créative sur l’applicabilité de leur travail aux initiatives de santé mondiale.

Nous sommes membres bénévoles du Conseil d’administration de GAVI Alliance, un partenariat public-privé dont la mission est de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays en développement. Depuis 2000, plus de 440 millions d’enfants ont été vaccinés et 6 millions de décès prématurés évités grâce au soutien de GAVI.

Nous soutenons vivement les contributions du secteur privé à cette cause et appelons instamment d’autres dirigeants d’entreprises à nous rejoindre. Nous sommes en fait très impressionnés par la sensibilité accrue des entreprises face aux plus grands défis de santé mondiale (notamment comment venir en aide aux 22 millions d’enfants qui chaque année ne sont pas vaccinés) qui peuvent également avoir d’importantes conséquences sur le plan économique.

Les maladies à prévention vaccinale, telles que la pneumonie, la rougeole et la diarrhée, font énormément de victimes dans les pays en développement. Chacun de nous a déjà pu le constater. Les entreprises reconnaissent que leur compétitivité est étroitement liée à la santé des communautés où elles exercent leur activité. Santé mondiale signifie santé économique. Nous sommes donc tous supposés apporter notre contribution.

Voilà pourquoi il est impératif que les secteurs public et privé travaillent de concert. Les entreprises se sont engagées à financer les actions menées par GAVI parce qu’elles savent que la vaccination constitue l’un des meilleurs moyens de promouvoir la santé dans le monde. Les vaccins offrent un excellent retour sur investissement. Les partenaires du secteur privé de GAVI sont entre autres :

  • Vodafone qui travaille au Mozambique en collaboration avec GAVI, pour déployer des technologies mobiles de santé dans 100 établissements de soins éloignés afin d’améliorer la couverture vaccinale et de réduire les taux d’abandon scolaire. Ces technologies permettront aux agents de santé de mettre à jour les registres de vaccination, d’envoyer des alertes ciblées aux prestataires de soins et de contrôler les stocks de vaccins.
  • Lions Clubs et LDS Charities qui ont chacun déployé leur réseau mondial de volontaires pour aider GAVI à faire connaître ses programmes, fournir des services de vaccination et informer les familles sur les maladies à prévention vaccinale.
  • Comic Relief qui a mis en évidence la vaccination au Royaume-Uni au cours de son téléthon annuel sur la BBC, que des millions de téléspectateurs britanniques ont pu regarder, et grâce à son partenariat avec British Airways.
  • La Fondation ELMA quifinance le nouveau Supply Chain Fund de GAVI afin d’aider à surmonter au plus vite les obstacles qui entravent la distribution de vaccins thermosensibles dans les zones reculées.

Bon nombre d’entreprises laissent de côté la philanthropie traditionnelle afin de privilégier les initiatives susceptibles d’avoir un impact mesurable à long terme sur la vie des individus et des économies tout entières. Le financement et le soutien à l’introduction des vaccins salvateurs constituent un moyen avéré par lequel le secteur privé est capable d’obtenir des résultats mesurables et extrêmement rentables à long terme.

Le modèle de GAVI est basé sur une approche durable censée placer les pays sur la voie de l’autosuffisance. Nous devons collectivement (secteur public et secteur privé) saisir cette occasion pour accélérer les progrès accomplis en vue de bâtir un monde dans lequel chaque enfant, où qu’il vive, sera complètement vacciné. Nous en bénéficierons tous.

Blog publié également en anglais sur le site du Forum Economique Mondial  

 

Awa Marie Coll-Seck

Awa Marie Coll-Seck
Ministre sénégalaise de la Santé

  • Dagfinn HøybråtenDagfinn Høybråten
    Président du Conseil d’administration
    de GAVI Alliance
     
 
Lundi
20 janvier
2014

Tous deux avons déjà eu le privilège d’occuper pendant de nombreuses années un poste de ministre d’État. Bien que nous soyons originaires de différentes parties du monde (le Sénégal pour l’un, la Norvège pour l’autre), nous partageons cette même conviction selon laquelle un bon gouvernement peut accomplir de grandes choses.

Un bon gouvernement doit pouvoir soulever des populations entières. Il doit pouvoir aider les personnes les plus démunies. Il doit contribuer à protéger la vie des innocents. Il doit permettre à tous de bénéficier d’avancées technologiques remarquables. Ce qu’il ne peut faire en revanche : résoudre à lui seul les problèmes auxquels le monde est confronté. Il doit travailler de concert avec d’autres acteurs.

Un gouvernement doit en particulier travailler avec le secteur privé. Les entreprises savent mobiliser le public en apportant des solutions et en appliquant leur savoir-faire face à tous types de problèmes.

Nous espérons pouvoir inciter tous les dirigeants d’entreprises qui seront réunis à Davos, en Suisse, lors du Forum économique mondial, à réfléchir de manière plus créative sur l’applicabilité de leur travail aux initiatives de santé mondiale.

Nous sommes membres bénévoles du Conseil d’administration de GAVI Alliance, un partenariat public-privé dont la mission est de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays en développement. Depuis 2000, plus de 440 millions d’enfants ont été vaccinés et 6 millions de décès prématurés évités grâce au soutien de GAVI.

Nous soutenons vivement les contributions du secteur privé à cette cause et appelons instamment d’autres dirigeants d’entreprises à nous rejoindre. Nous sommes en fait très impressionnés par la sensibilité accrue des entreprises face aux plus grands défis de santé mondiale (notamment comment venir en aide aux 22 millions d’enfants qui chaque année ne sont pas vaccinés) qui peuvent également avoir d’importantes conséquences sur le plan économique.

Les maladies à prévention vaccinale, telles que la pneumonie, la rougeole et la diarrhée, font énormément de victimes dans les pays en développement. Chacun de nous a déjà pu le constater. Les entreprises reconnaissent que leur compétitivité est étroitement liée à la santé des communautés où elles exercent leur activité. Santé mondiale signifie santé économique. Nous sommes donc tous supposés apporter notre contribution.

Voilà pourquoi il est impératif que les secteurs public et privé travaillent de concert. Les entreprises se sont engagées à financer les actions menées par GAVI parce qu’elles savent que la vaccination constitue l’un des meilleurs moyens de promouvoir la santé dans le monde. Les vaccins offrent un excellent retour sur investissement. Les partenaires du secteur privé de GAVI sont entre autres :

  • Vodafone qui travaille au Mozambique en collaboration avec GAVI, pour déployer des technologies mobiles de santé dans 100 établissements de soins éloignés afin d’améliorer la couverture vaccinale et de réduire les taux d’abandon scolaire. Ces technologies permettront aux agents de santé de mettre à jour les registres de vaccination, d’envoyer des alertes ciblées aux prestataires de soins et de contrôler les stocks de vaccins.
  • Lions Clubs et LDS Charities qui ont chacun déployé leur réseau mondial de volontaires pour aider GAVI à faire connaître ses programmes, fournir des services de vaccination et informer les familles sur les maladies à prévention vaccinale.
  • Comic Relief qui a mis en évidence la vaccination au Royaume-Uni au cours de son téléthon annuel sur la BBC, que des millions de téléspectateurs britanniques ont pu regarder, et grâce à son partenariat avec British Airways.
  • La Fondation ELMA quifinance le nouveau Supply Chain Fund de GAVI afin d’aider à surmonter au plus vite les obstacles qui entravent la distribution de vaccins thermosensibles dans les zones reculées.

Bon nombre d’entreprises laissent de côté la philanthropie traditionnelle afin de privilégier les initiatives susceptibles d’avoir un impact mesurable à long terme sur la vie des individus et des économies tout entières. Le financement et le soutien à l’introduction des vaccins salvateurs constituent un moyen avéré par lequel le secteur privé est capable d’obtenir des résultats mesurables et extrêmement rentables à long terme.

Le modèle de GAVI est basé sur une approche durable censée placer les pays sur la voie de l’autosuffisance. Nous devons collectivement (secteur public et secteur privé) saisir cette occasion pour accélérer les progrès accomplis en vue de bâtir un monde dans lequel chaque enfant, où qu’il vive, sera complètement vacciné. Nous en bénéficierons tous.

Blog publié également en anglais sur le site du Forum Economique Mondial  

 

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